Doppler, radiographie du coeur, IRM, quels sont les examens réalisés et pour quels problèmes?

Une fois la mutation génétique détectée et en cas de conséquences thrombotiques, les examens médicaux se composent d'examens de laboratoire et de recherche de thrombus (pour les embolies pulmonaires, vous trouverez des détails dans le chapitre dédié à ce sujet).

Les labos

Plaquettes sanguines

Elles ont un rôle très important dans la coagulation. Une diminution trop importante du taux de plaquettes entraine un risque hémorragique. Une augmentation du taux entraine au contraire un risque de thrombose par formation d'agrégats plaquettaires. Le traitement par héparine peut les diminuer, si vous devez vous piquer, elles seront donc contrôlées.

D-dimères

Les D-dimères sont un produit de dégradation spécifique de la fibrine, celle-ci étant une protéine insoluble entrant dans la constitution de la majeure partie du caillot sanguin et provenant de la scission du fibrinogène sous l'action de la thrombine au cours de la coagulation sanguine.
On la recherche quand on soupçonne la constitution d'une thrombose, la présence des D-dimères dans le plasma (partie liquidienne du sang) est le témoin de l'existence d'un thrombus (caillot sanguin) en voie de fibrinolyse (de destruction).

Taux de prothrombine - Temps de Quick et INR (International Normalised Ratio)

Le temps de Quick est le temps nécessaire à la coagulation du plasma traité dans certaines conditions. Cela permet d'explorer les facteurs de la coagulation dits "vitamine K dépendants".

Le problème que l'on rencontrait auparavant était que selon les méthodes utilisées, les laboratoires obtenaient des résultats non comparables. C'est la raison pour laquelle on exprime aujourd'hui le résultat en INR, qui est un mode standardisé d'expression du temps de Quick prenant en compte les différences entre les thromboplastines utilisées dans les différents laboratoires. L'avantage de l'INR est donc que vous aurez des résultats comparables, que vous vous fassiez tester à Hong-Kong ou en France. Une personne n'ayant pas de problème de coagulation a un INR égal à 1. Un INR inférieur à 1 n'existe pas.

Pour les personnes traitées par anti-vitamine K (AVK, vos anticoagulants): la zone d'efficacité thérapeutique (qu'il faut atteindre et maintenir) est définie par rapport au risque thromboembolique :


 

INR

Prévention des thromboses veineuses

2 - 3

Phlébite ou embolie en évolution

2 - 4

Prévention des thromboses récidivantes

2 - 4

Prévention des thromboses artérielles

3 - 4.5

Votre médecin décidera selon votre cas particulier et vos réactions où vous devrez vous situer.

Héparinémie

Lorsque l'héparine est utilisée en traitement préventif, à faibles doses, la surveillance par dosage biologique n'est pas indispensable. Par contre, la mise en place de traitements anticoagulants à base d'héparine en traitement curatif des thromboses et des défibrinations nécessite une surveillance régulière de la coagulabilité plasmatique. Ceci permet d'équilibrer la dose à administrer et d'éviter un risque de surdosage, qui pourrait entraîner des risques hémorragiques. La mesure du temps de céphaline activée (TCA) permet une première estimation ; la mesure de l'héparinémie permettra de savoir si l'on a atteint la zone d'efficacité thérapeutique attendue.

Antithrombine III

L'antithrombine III est une protéine existant à l'état physiologique dont le rôle est de limiter le processus de coagulation afin d'éviter l'apparition de thromboses veineuses ou artérielles. Il est possible de doser le taux plasmatique d'antithrombine III mais aussi de déterminer son activité fonctionnelle. La diminution des taux d'antithrombine III entraîne un risque de maladie thromboembolique. Elle peut être dosée dans le cadre de thromboses récidivantes avec inefficacité du traitement héparinique.

Protéine C et Protéine S

On ne peut pas réaliser ce dosage chez une personne sous traitement anticoagulant de type antivitamine K (AVK). C'est donc un test qu'on fera avant.

La protéine C et la protéine S sont des protéines agissant conjointement pour exercer une activité anticoagulante physiologique. Elles favorisent la fibrinolyse (laquelle permet la reperméabilisation d'un vaisseau après la formation d'un caillot). Des déficits en protéine C et protéine S, congénitaux ou acquis, représentent un risque d'accident thromboembolique. Par contre des taux élevés n'ont pas de conséquence pathologique.

Le Doppler

Il s'agit d'une imagerie du système veineux souvent associée à l'échographie. Le radiologue vous tartine la jambe de gel et passe ensuite le long des vaisseaux sanguins un appareil qui ressemble assez à un rasoir électrique et qui est relié à un écran sur lequel vous voyez apparaître vos veines en coupe. Grace à cette imagerie, il peut évaluer la circulation sanguine et trouver des caillots éventuels (avec un peu d'habitude on les voit très bien). Bonne nouvelle pour tous : l'examen est indolore (enfin, tant qu'on n'arrive pas sur le caillot avec l'espèce de tête chercheuse, parce que là l'impression était pour moi du genre « planté de couteau dans la jambe ». Avantage : vous savez immédiatement que vous avez trouvé le gêneur).

Il existe plusieurs types de Doppler

Le Doppler continu

qui traduit la vitesse du flux sanguin en un son analysable par l’oreille du radiologue lors de l’examen. Au son, le radiologue est capable de savoir si le sang circule normalement ou s'il y a un blocage. Cet examen permet de se faire rapidement une idée des dommages au vaisseau.

Le Doppler pulsé

Il traduit la vitesse de circulation du sang en un graphique.

Le Doppler couleur

qui est associé à l’échographie pour donner une image du vaisseau coloré par du bleu ou du rouge en fonction du sens de circulation sanguine.

Pourquoi faire un Doppler ?

Le Doppler donne des informations précieuses sur vos vaisseaux sanguins et la circulation. Il est particulièrement adapté à l'évaluation des problèmes veineux et artériels (pas seulement au niveau de vos gambettes). Le Doppler détectera à coup sûr le vilain caillot qui s'est formé dans la saphène externe...

Que dois-je faire avant et pendant l'examen ?

L'examen prendra entre 30 mn et 1 heure, selon la complexité de la recherche et l'état de vos veines. Prévoyez donc de faire un petit tour aux toilettes avant. Vous allez devoir enlever vos bas si vous en portez déjà, pensez à les prendre avec vous sur la table d'examen, car vous serez allongé(e) sur le dos pendant l'examen, ce qui se révèle pratique ensuite pour les remettre directement. Vu que le radiologue va faire le tour de la majorité de vos vaisseaux, il vous fera prendre des positions diverses, de façon à pouvoir avoir la meilleure vue sur votre système veineux. Evitez d'y aller avec des mini-culottes ou des strings... à moins d'être exhibitionniste, ce ne serait pas une bonne idée. Pensez aussi à porter des vêtements facilement lavables, car même si le gel se laisse essuyer facilement, les restes peuvent tacher et il y a de grandes chances que vous vous retrouviez copieusement tartiné(e).

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