Retour à la case départ

J'irai marcher sur vos tombes (adaptation libre) avant que vous marchiez sur mes cendres... Oui, la bataille continue et j'ai gagné le round suivant. L'INR est redescendu à 3,1 – ce qui est pour moi une valeur idéale, obtenu avec 1/2 - 1/2 - 1/2 - 1/2 - 1/2 - 1/4. Comment j'y suis arrivée aussi vite? Beaucoup d'expérience dans la manipulation du Marcoumar, tenue d'un calendrier précis des prises et des résultats des tests depuis le début (sur Calc, un logiciel gratuit faisant partie de Star Office), ce qui me permet de trouver plus vite des dosages adéquats en vérifiant mon historique. Puis j'ai développé une certaine zen-attitude face aux tests sanguins. Devant le temps énorme de demi-vie (pour rappel, le temps que met votre corps à éliminer la moitié du médicament en circulation) du Marcoumar (72 heures!), j'ai décidé d'adapter la périodicité des contrôles. En effet, une semaine est trop courte et cela peut donc mener à des faux résultats qui eux-même vont vous pousser à bidouiller à nouveau vos prises, pas une bonne idée ça madame. Bref, je suis passée à un rythme bi-hebdomadaire (pour ceux qui ont des problèmes avec la linguistique: toutes les deux semaines). Cela relaxe énormément, ouf.

Il y a quelque chose qui me relaxe beaucoup moins et où je perds en bloc toute mon attitude de grande prêtresse bouddhiste : la perte de cheveux. Vous vous rappelez que j'ai fichu l'ezetimibe à la poubelle le 24 avril, après m'être rendue compte que j'allais devenir chauve si je continuais à avaler cette coch... et avoir fait le lien entre les douleurs inhumaines dans mon genou arthrosé et le dit comprimé. Aujourd'hui je peux affirmer qu'effectivement c'était bien ce sale truc (notez que je me retiens dans mes envies d'expressions fortes pour qualifier le produit) qui était responsable, puisqu'après 10 jours d'arrêt les cheveux ont arrêté de tomber (ils ne partent plus par mèches entières, juste quelques uns au lavage) et miracle (tu parles), malgré la pluie qui devrait me faire souffrir au niveau de l'arthrose, rien, juste une petite sensation que je ne peux pas qualifier de douloureuse. J'ai pu remiser ma canne aux objets inutiles.

Résultat après 4 mois d'ezetimibe: perte des ¾ des cheveux que j'avais mis un temps fou à récupérer après déjà la même réaction suite au Sintrom (anticoagulant que je ne porte pas dans mon coeur, saleté) et douleurs insupportables au niveau de mon genou arthrosé, m'obligeant à utiliser une canne pour faire 10 mètres. Dix jours après l'arrêt, je suis donc heureuse de ne plus souffrir le martyre à chaque pas fait sans aide, j'en avais parfois les larmes aux yeux et je suis le style à me faire soigner chez le dentiste sans piqûre (non, je ne suis pas masochiste, je supporte beaucoup...). Par contre, je suis détruite intérieurement par le résultat sur ma tête, j'en pleurerai de rage. Impossible de rester les cheveux ouverts, c'est l'horreur. J'ai l'impression d'avoir perdu toute ma féminité d'un coup, la dépression me suis de très près, je m'accroche à mon jardin pour l'éviter. Evidemment j'avale des vitamines spécifiques, celles qui m'avaient déjà permis de récupérer après le Sintrom (Pilfood) et j'ai rajouté sur les conseils d'un pharmacien de la biotine. Tout cela ne m'aide pas à retrouver le moral... Dire que j'étais vraiment arrivée à pouvoir à nouveau m'apprécier dans le miroir... rien que d'y penser, j'ai une grosse boule dans la gorge.

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