Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?

 

Que dire, pour une fois l'adage bien connu est à prendre au pied de la lettre. J'ai eu beaucoup à faire ces derniers temps, ma vie s’étant considérablement modifiée, je réponds donc toujours au courrier que je reçois de votre part (et pour lequel je vous remercie), mais le blog est quelque peu en souffrance. Petite revue des faits...


J'avais réussi à stabiliser l'INR (un peu haut d'ailleurs, hmm), entre 3 et 3,5. J’ai tenté de le diminuer à coup de légumes, mais le temps qui a nettement fraichi s’est occupé de le faire tomber sérieusement (ce qui prouve encore une fois l’importance du facteur météo sur le taux de coagulation), il a même fallu que j’augmente ma dose médicamenteuse. Comme j'ai profité de vacances en octobre et des weekends ainsi que de quelques après-midis de congé pour faire pas mal de jardinage "lourd" et que de plus je suis toujours aussi douée pour me prendre les meubles qui sont sur mon chemin, j'ai à nouveau un look « design bleuté » des plus seyants sur les jambes, avec en point d’orgue un placard monstre sur le torse… Mon dernier passage de contrôle chez le médecin n’a pas mis à jour de mauvaise nouvelle particulière, je m’en sors plutôt bien ces derniers temps et mis-à-part un bon virus grippal qui m’a rétamée quasiment 2 semaines (avec le cirque que je vous laisse imaginer concernant les restrictions médicamenteuses), des carences en vitamine D et en zinc qui sont récupérables, tout est bien dans le meilleur des mondes. 


La seule chose habituellement difficile, voire insupportable à cette époque de l’année est Noël qui sonne aux portes. 


J’ai refusé toutes les invitations aux diners et cocktails divers et variés, car depuis un certain temps ce que je mange le soir ne passe plus. Dit autrement, si je mange après 16 heures, je suis bonne pour la brique dans l’estomac pendant un laps de temps pouvant aller allègrement jusqu’à 2 jours. Il y en a qui diront qu’au moins ainsi on profite du diner plus longtemps. Effectivement, c’est une façon de voir la chose, mais à ce moment là je peux aussi manger des cailloux, l’effet devrait être sensiblement le même. La conséquence logique est que je finis par ne plus prendre qu’un petit-déjeuner léger (qui saute aussi parfois) et déjeuner vers midi, ensuite plus rien. Cela ferait bondir certain nutritionnistes, mais je peux leur proposer de tester les antivitamines K sur eux pendant quelques années pour voir ce que cela donne et d’en reparler ensuite. Vu vos messages que je reçois sur le sujet, je suis bien loin d’être la seule personne souffrant de ce style de trouble et une jeune médecin allemande vient d’ailleurs de publier sa thèse exactement sur ce thème des problèmes digestifs conséquents aux anticoagulants. J’essaierai de mettre la main sur ce document.


Les avantages de cette digestion chamboulée – eh oui, il a du positif partout – sont au nombre de deux : je m’affine à vue d’œil (entretemps je suis à 54 kg et si je ne mangeais pas de quoi remonter nettement le compte de calories – chocolat … - je serai bien plus bas) et les dépenses en nourriture sont ultra-allégées. Mon frigo tourne à vide puisque je passe 5 jours par semaine au bureau et que du coup j’y mange aussi. Cela me fait 2 repas à la maison le weekend… En fait je prépare plus de repas pour mon duo canin que pour moi. 


Autre raison de ne plus répondre positivement aux invitations: il me devient de moins en moins supportable de rester assise « normalement » (sans avoir les jambes surélevées) sur une chaise ou de rester debout sans bouger et cela malgré les bas de contention. La douleur ne fait pas de sentiments et se trouve être un rappel à l’ordre efficace. Comme il n’est pas possible de toujours placer la jambe à l’horizontale lorsque l’on se trouve à l’extérieur de chez soi (je ne me vois pas allongée sur une récamière un verre d’eau à la main pendant que les collègues passent deux heures debout a siroter leurs apéritifs…), je préfère donc jouer mon associale et tant pis pour ce que l’on en pense. On passera élégamment sur le fait que les repas de Noël bourrés de vitamine K (foie gras, œufs partout, choux rouges, blancs, verts, alcool etc…) sont largement déconseillés aux personnes prenant notre type de médication. C’est une sorte de gymkana permanent entre les écueils culinaires qui nous attend donc et à moins de vouloir se faire une bonne petite rechute avec gros risque à la clé, il faudra garder à l’œil ce que nous ingérons et faire le tri.


Sur ce, bon régime de fêtes, une merveilleuse année 2010 et portez-vous bien !


 

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