Aller mal et aller bien - tout semble être dans la tension

Dans ma vie il y a des jours où cela va fort bien (par exemple lorsque comme cette semaine j’ai un INR très haut - 4,1 - et donc aucune crainte à l’horizon, sauf que je vais agrandir ma collection de bleus carabinés, rire) et il y a des jours où cela va franchement mal.

Je me suis posée ouvertement la question de savoir quand et pourquoi je me sentais mal. Cela n'a rien a voir avoir plus ou moins de douleur et le mal-être profond peut durer quelques jours, voire quelques semaines. Ces moments qui s’apparentent à une dépression profonde avec tous ses symptômes classiques arrivent non pas quand les taux grimpent ou chutent (j’angoisse un peu quand je suis trop bas, mais cela se gère), ils ne sont pas non plus le fait d’un repli dans une solitude plus ou moins marquée (j’aime communiquer mais il est vrai que les restrictions devenues nécessaires ne facilitent pas une vie en groupe, ni les visites chez les amis… Pensez « attention à l’alimentation et aux boissons », « douleurs » plus ou moins supportables dès que l’on doit rester assise les jambes pliées ou statique debout, je garantis l’arrêt net de l’envie de participer à des diners, des sorties ciné etc…). J’ai mis longtemps à réaliser que la combinaison était toujours identique, tension très basse égale dépression accompagnatrice. Je pensais que le mal-être était une conséquence des vertiges, des nausées suite à cette pression interne au ras des pâquerettes, de l’impossibilité de faire physiquement ce dont j’aurais envie, bref de la tension d’un âne mort (le genre 5-3 ou 6-4), mais il me semble que c’est plutôt un phénomène combiné. La tension en chute libre mènerait ainsi à la dépression, au manque d’envie de vivre, nettement ressenti.

Dès que la tension remonte (à 8-6 c'est le niveau habituel, à 12-8, la valeur dite "normale" j'ai l'impression que je vais m'écrouler et le coeur s'emballe), cela va nettement mieux côté moral et je fonce mettre mes bottes pour trifouiller les plantes dans le jardin. Fini les idées noires, je vois la vie en roses, ces fleurs qui deviennent de plus en plus ma nouvelle passion, un vrai virus, pour une fois non-dangereux (sauf à se piquer, mais cela est une question de bonne protection, donc de gants jusqu’aux coudes surtout). Le jardinage me semble un bon moyen d’évacuer les pensées qui n’ont pas lieu d’être. Emmitouflée dans plusieurs couches de polaires avec ou sans manches, portant un pantalon long épais (protection obligatoire), des gants, j’ai l’air pour le moins déplacée ou excentrique (traduire « cloche ») alors que les voisins sont en short et T-shirt en une belle journée ensoleillée de septembre. Une des conséquences d’avoir la tension du vers-de-terre est d’avoir froid en permanence et de devoir empiler les pulls quand les autres sont en bras de chemise. Pour sembler « originale » on ne peut faire mieux. Cela devient gaguesque lorsque quelqu’un tente de me persuader qu’il fait chaud (je sais, je suis capable de lire ce qu’indique le thermomètre) et que je suis trop habillée… Allez, moi je vais rajouter une petite écharpe tiens, pour compléter, avant de retourner à mon tête-à-tête avec un rosier.

 

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