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Du travail de forçat et du sport cycliste

 

Les vacances s'achèvent (zut, flûte) et il est temps de tirer un petit bilan de ces dernières. Question occupations, je me suis amusée à casser de l'ardoise pour en faire des petits tableaux noirs sur lesquels j'ai inscrit les noms de ma collection de rosiers, leurs obtenteurs et l'année de leur création, le tout planté chacun à sa place. Le résultat est joli, il correspond bien à ce que je voulais obtenir, moi contente. En prime j'ai eu plusieurs ampoules gratuites dans la main droite (à force de manipuler la pince pour casser des bouts d'ardoise), cela ne fait pas très lady-like, j'ai les mains bien arrangées, mais je m'en fiche, cela fait un bien fou de créer à la dure, même si c'est long, difficile et qu'un chien vous observe tout le temps avec un petit air de « tu sais que c'est un truc de forçat, t'es sûre de vouloir ça? » (et de venir vous poser la tête sur la cuisse sans quitter vos mains du regard, elle doit se dire que j'aurai du mal à la caresser ensuite peut-être). Au passage j'ai aussi fini le toit de ma cabane de jardin car j'en avais assez d'attendre que l'on vienne m'aider et je suppose que les gens m'ont entendue râler de loin, rire. J'ai aussi installé un conteneur d'eau de pluie relié à l'évacuation du toit de la dite cabane et donc j'ai de quoi arroser mes rosiers en pots sans devoir remonter mettre la pompe du grand container en route, le luxe.

« A part de cela », comme le disait un de mes anciens chefs en roulant le R de façon pénétrante, j'ai fait un sacré travail de remise en forme(s). Mesdames et Messieurs, I can proudly announce (je peux annoncer fièrement pour ceux qui ne baragouinent pas le britannique) que j'ai atteint un but crucial: 56 kg! Ceci incluant la belle quantité de muscles que j'ai récupérés au passage, j'ai eu une perte importante qui se conclue en un tour de taille retrouvé, des bras redessinés, mes jambes qui sont redevenues celles que je connaissais, bref, il me reste encore un peu de ventre à virer pour entrer dans mes pantalons les plus serrés, mais je puis dire très sérieusement que je suis une bombe, rire. Cela fait beaucoup de bien au mental, puisque le plus dur dans tout ce bazar a été de perdre la forme et les formes, de ne plus me reconnaître dans le miroir, de ne pas aimer ce corps dont je ne voulais pas et qui me le rendait fort bien, l'enfoiré. D'accord, je n'ai pas pu encore récupérer les cheveux perdus lors du monumental raté de mon toubib fétiche, mais selon ma coiffeuse mes multiples prises de pilules diverses pour les renforcer donnent des résultats et elle fait le reste pour que je ressemble tout de même à quelque chose sur le haut du crâne (visiblement cela fonctionne vu les compliments reçus), merci Diane, je vous adore.

Comment je m'y suis prise? Limpide: partant du principe de base qu'il vaut mieux savoir ce que l'on veut si l'on souhaite l'obtenir, car le mental d'une éponge mène seulement à la rétention d'eau, je me suis offert un magnifique vélo de sport, machine de route taillée pour un corps de femme (eh oui, cela existe et c'est nécessaire pour mon gabarit d'un mètre soixante), un casque, des gants et j'ai récupéré mes cuissards et mes baskets, puis hop! En selle! Après avoir bien serré les dents la première fois, la deuxième et la troisième et après avoir écouté les conseils avisés d'un coureur pro (rouler léger mais à haute fréquence de 80-90 coups de pédales minute pour ne pas me faire mal au genou arthrosé), je suis devenue accro de la vitesse et j'ai retrouvé des sensations que je ne connaissais que du bateau. Je tourne donc autour de la Moselle, par tranche de 20 ou 30 km journaliers. La faim ne me taraudant pas des masses ces derniers temps, je mange peu alors que je bouge beaucoup et le résultat ne s'est pas fait attendre. C'est un entrainement qui pourra se poursuivre en hiver en montant le vélo sur un système prévu à cet effet et qui pourra être installé dans le salon, venant compléter la marche nordique que je pourrai pratiquer dehors quand le temps sera trop froid pour le cycle (en dessous de 14 degrés c'est terminé, sinon bonsoir les poumons). Bref, vous avez une Nathalie ravie qui néanmoins contemple avec amusement l'intérieur de ses cuisses couvert de bleus en se disant qu'il est heureux que son rendez vous chez le gynéco soit passé parce que je me vois mal y aller dans cet état. Je vois d'ici sa tronche médusée et un petit commentaire du genre dont il a le secret. Je précise pour les néophytes que j'ai fait quelques descentes rapides de ma bécane car je fais courir le chien à la laisse longue devant le vélo une partie du temps, hors ses zigzags éblouis me forcent parfois à des freinages brutaux plus ou moins contrôlés. Un petit coup de barre centrale par ci, un petit coup de barre par là... bref, je suis revenue à mon plus pur style Van Gogh, avec de magnifiques nuances mauves et jaunâtres, du pur bonheur je vous dis!

 

Vacances en terrain connu (deuxième partie - Les bords d'eau douce)

Vacances douces et studieuses

Les vacances sont devant la porte, le meilleur moment de l'année. Trois semaines de douceur de vivre, les orteils en éventail. Partout l'on me demande "alors, tu pars où?". Eh bien je ne pars pas, ce qui me vaut des regards hébétés et des bouches ouvertes qui ne disent plus rien à part "ah bon?" et encore, cette dernière réaction est réservée aux personnes franchement communicatives. Faut-il donc partir à Touriste-sur-Mer pour profiter de ces journées et de ces soirées à venir? Dois-je me mêler aux ceusses qui font la crêpe sur la plage, tartinés de machins collants qui sentent la noix de coco et l'huile rance et panés au sable sale? Cela ferait-il donc de moi une personne triste, n'aimant pas la vie que de ne pas chercher à aller barboter dans des eaux douteuses et surpeuplées, que de n'avoir pas envie de me battre pour obtenir des sandwichs de qualité moyenne à des prix exorbitants? Même avant d'avoir cette thrombophilie qui me condamne aux bas version "tenue de combat", au régime et à d'autres petites choses plus ou moins agréables, je n'ai jamais apprécié les mouvements de foule quels qu'ils soient, ni les endroits bondés et bourrés de je-m'en-foutistes bruyants.

En ce qui me concerne, les vacances riment depuis toujours avec calme, eau, voile, créativité, nature et bien-être. Je dois évidemment quelque peu chambouler mes habitudes, puisque les pieds nus dans le sable à pousser mon catamaran dans l'eau pour aller m'entrainer à virer de bord et à me latter superbement (pour les puristes: dessaler - même en eau douce) est aujourd'hui du domaine du rêve. Idem pour un déplacement en avion pour me rendre à la mer la plus proche, la voiture prenant une bonne journée plus les arrêts marche au moins une fois par heure, ne parlons même pas du train. Il y a des "lumières d'ingéniosité et d'intelligence" qui m'ont dit que je n'avais qu'à prendre le TGV, ah tiens, je n'y avais pas pensé, c'est bête hein.

J'ai donc essayé le fabuleux site TGV-Europe pour voir comment se passerait un Luxembourg-Marseille ou un Luxembourg-Nice... La réponse a été: "Aucun train ne correspond à vos souhaits de voyage. Merci de modifier votre recherche." Après avoir largement pesté sur la qualité du site, j'ai réussi à trouver un train Luxembourg-Marseille, c'est si pratique le train et si rapide aussi, c'est tout à fait en adéquation avec leur site internet... Résultat: départ en fin de journée pour arrivée le matin tôt et seulement 9h46 de voyage!!! Problème mathématique à destination des classes de CE2: assis dans un train les jambes pliées pendant presque 10 heures, combien de temps faut-il à un passager anticoagulé mais extrêmement thrombophile pour avoir les premiers symptômes laissant penser à une thrombose en formation, sachant que s'il passe sa nuit à marcher dans les couloirs, les autres passagers finiront vite par le virer du train. Je sais, je suis cynique, chacun ses petits plaisirs, rire, mais la prochaine fois que quelqu'un me parle de train, je lui fait écrire 1000 fois "j'allume mon cerveau et je me renseigne avec de dire des idioties", je n'habite pas à Paris à deux pas de la gare TGV que diable! Pour information, la Bretagne c'est 9 heures environ...

Bref, je reste sur place.
Inconvénients: pas de gros dépaysement, pas d'eau salée.
Avantages: je suis certaine de bien dormir et de me nourrir correctement, un environnement très agréable, la possibilité de faire de grandes ballades et d'apprendre à mieux connaitre la région, de l'eau tant que j'en veux (la Moselle, des grands lacs), barbecues à gogo sur ma terrasse, pas de frais particuliers.

Pour me tenir compagnie, je récupère ma chienne qui vu mes horaires de travail vit loin de moi et nous allons suivre ensemble un programme sport-études à notre manière. Le matin tôt marche nordique pour faire travailler la pompe et la remuscler, 9 km environ dans le vignoble et la forêt, puis quand le soleil commencera à taper sur le côteau ce sera écriture pour moi (je travaille sur divers projets) et surveillance des lieux pour elle (ben tiens, pour une fois qu'un idiot de chat rentrerait dans le périmètre de sécurité). L'après-midi petits travaux dans le jardin et la maison pour les dernières finitions puis ballade en vélo, moi en pédalant, elle gentiment (du moins je l'espère, elle a tendance à encourager de la voix ceux qui passent en courant ou roulant) dans un sac accroché au guidon (Mademoiselle est un teckel à poils durs de 9 ans, 5 kg, pur muscle). Nous pourrons faire des arrêts le long du fleuve afin qu'elle course les canards et nage un peu. Tout compte fait un planning agréable et qui me laissera le temps de voir des amis et de profiter de mon chez-moi autrement que pour le bus-boulot-bus-dodo habituel. J'en profiterai aussi pour me remettre au piano.

Tout compte fait, je passe d'excellentes vacances, j'espère qu'il en sera de même pour vous!

Les voyages forment la jeunesse (première partie - le bord de mer vu du large)

enfin, à ce que l'on dit... Je suis coincée, dans presque tous les sens du terme. Un genou arthrosé fichu depuis un accident de sport dans la primeur de mes jeunes années (merci, je vous entends ricaner d'ici) pourvoyeur certain de douleurs incessantes peu contrôlables et une coagulation qui loupe chaque virage que j'ai le malheur de lui demander (oui, cela m'est arrivé de tenter le coup, mal m'en a pris).

Heureusement, j'ai vu beaucoup déjà, plus que la grande majorité dans toute une vie certainement, mais c'est malgré tout difficile de me dire qu'il y a tant de choses que j'aurais aimé faire et qui me sont impossibles aujourd'hui. Ce qui en fait partie? Poser mon auguste derrière sur la coque humide et froide d'un catamaran, la barre fermement dans la main, mon équipier (toujours un jeune homme, ils tiennent mieux le choc, rire) debout derrière moi au trapèze, le corps bien au-dessus de l'eau et … vogue la galère à donf (pour parler jeuns)! Il est par conséquent d'une totale évidence que les filles évitent de m'accompagner sur l'eau, car prise de risques égale bain gratuit garanti et pas de boissons fraîches à bord, à moins d'être en hiver. Je ne confonds pas un Hobbycat avec un transat à voiles, je fonce d'abord, je réalise ensuite – une fois le plongeon dans la grande bleue effectué – que mes désirs de vitesse sur l'eau ne sont pas réellement en adéquation avec mes connaissances techniques de navigation. Les seuls à supporter cela sont par conséquent les jeunes fous de sexe masculin, le genre pouvant être mon fils, peur de rien. Voler ainsi au-dessus des vagues, un rêve jusqu'à l'atterrissage, je m'éclate (au propre et au figuré), enfin, je m'éclatais... Quand j'ai osé aborder le sujet du sport, Toubib m'a légèrement regardé de travers, très légèrement soit, mais c'était tout de même clairement perceptible. A moins d'être aveugle, impossible de louper l'expression genre « Ah non, elle ne va pas remettre ça sur le tapis ». Il faut dire que j'ai commencé à demander quand je pourrai reprendre la marche nordique 3 mois après ma première thrombose. (Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, imaginez le ski de fond. Vous visualisez bien? Bon, maintenant vous enlevez juste les skis et vous y êtes. Oui, du ski de fond, sans les skis et je vous assure que c'est un vrai sport, rien à voir avec les bandes de filles qui aèrent leurs bâtons toutes les semaines en discutant non-stop). Devant le « Non! Plus tard!» tout à fait net, sans aucune discussion possible, j'ai retenté le coup tous les trois mois pendant... 2 ans. J'aurais pu reprendre il y a quelques mois, mais mon genou maudit me hurlait de faire une croix dessus, si cela ne m'avait pas autant fait enrager, j'en aurais pleuré de dépit. Entretemps j'ai trouvé le coupable médicament qui était en cause pour le surplus de douleur articulaire et lorsque j'aurai fini de retourner le jardin à la pelle (oh que oui), je me remettrai au vélo et à la marche. Par contre, je ne vous raconte pas la tête du doc quand j'ai parlé de « voile sportive ». « Précisez » m'a t'il répondu. « Euh, Hobbycat, catamaran ». La réponse a été claire, précise et sans bavure « Non! ». Il ne m'a même pas ouvert une porte vers le futur, un petit marchandage tout rikiki de rien du tout. « Non! » un point c'est tout et tu te tais, chut. Pourtant je pourrai jurer qu'il ne m'a jamais vue avant (les anticoagulants et tout ce cirque), quand je rentrai au bureau après un weekend voile, les jambes de la couleur d'un dalmatien bien portant, racontant avec un sourire vicieux aux collègues ébahis que ce qu'ils voyaient sous l'ourlet de ma jupe était le résultat d'un tabassage en règle. J'évitais juste de préciser que le coup de tabac venait de l'eau du lac voisin et de la coque, suite à quelques arrêts sur image quelque peu – hum - brutaux, rire. Bref, tout cela pour dire que toubib a du faire connaissance personnellement avec un skipper dans mon genre et qu'il sait ce que donne un dessalage (traduisez stop brutal avec plongeon massif à la clé) de blonde inconsciente; j'ai comme l'impression subite qu'il me connait vraiment bien... soupir. Voilà en tout cas mon rêve de liberté sur l'eau définitivement enterré (c'est horrible comme mot, moi qui adore l'eau salée – d'en haut, jamais de l'intérieur, suis pas Flipper le dauphin). Pour ceux qui sont aussi largués que mes amarres, ma façon de concevoir une coque surmontée d'une voile inclus des risques de chutes, de coups importants. Je ne compte plus les fois où j'ai failli me noyer à ce jeu là, mais bon, il y en a bien qui se suicident bien plus efficacement à la cigarette, à ski ou à moto. Sur l'eau le risque est tout de même moindre et l'eau de mer dans les poumons ce n'est pas folichon, mais on n'en garde pas de séquelles si on la régurgite dans les temps. Seulement voilà, anticoagulée, même bien protégée avec des coques, les risques de gros saignements sont énormes (il faut dire que même en évitant les coins de table je suis couverte de bleus dans des endroits les plus improbables). On évitera donc de reparler des choses qui fâchent, de gros arrêts brutaux (quoiqu'en général si non voulu, il est brutal par nature hehehe) et possibilité d'avaler pas mal de sérum marin. Ce précieux liquide a en effet la mauvaise habitude de prendre le chemin des poumons et ceux ci sont légèrement en berne depuis l'embolie, le coeur tiendrait-il dans ces conditions? Au dernier décompte j'ai failli me noyer cinq fois, je suppose que la sixième serait une totale réussite. Je hais le Leyden V...

Si vous passez vos vacances en bord de mer, saluez la pour moi!

Bonnes vacances à tous

 

 

 

J'ai la mer dans les jambes et le tournis sans mer

Cela fait un bon moment que je ne me suis plus laissée aller à cet exercice de déshabillage mental en direct qu'est le blog. Je vous dois de le poursuivre, afin que les personnes extérieures puissent comprendre ce que peuvent ressentir les ceusses qui ont eu le bonheur immense d'obtenir l'avantage héréditaire que peut constituer le Leyden V (vous savez... ce gène qui vous empêche de saigner à blanc sur les champs de bataille et de vous vider lors des accouchements, le genre de chose très utile de nos jours où les blessures à l'arme blanche et le manque de médecins sont monnaie courante).

Voyons, petit récapitulatif des dernières semaines.

Suite à la perte des cheveux, je suis passée chez ma coiffeuse qui en avait les larmes aux yeux et a du se résoudre à tout couper. J'ai donc fait un transfert du long au court sans passage intermédiaire. Le tout coiffé au gel dans le genre « j'assume de m'être battue toute la nuit avec mon oreiller ». Aucune illusion à se faire, pas moyen de cacher le manque de matière, mais au moins je peux dire que je ressemble à quelque chose, la question est juste de savoir à quoi. Sic. Question poids j'approche des 57 kg, perte douce mais perceptible, au moins une chose positive.

Mon genou se porte fort bien, je n'ai plus de douleurs intenses (preuve s'il en fallait encore que c'était bien l'ezetimibe qui posait problème). Je lui ai fait subir du jardinage version hardcore – du style retourner des centaines de mètres à la pelle pour enfouir des tuyaux, zéro problème. J'ai vu mon médecin cette semaine, devant le résultat de l'ezetimibe il était furieux car le laboratoire lui aurait dit que le produit n'avait qu'un effet local dans l'intestin et ne passait pas dans le sang. Tu parles... Preuve en est que la perte des cheveux, les douleurs atroces articulaires et une peau qui n'a jamais été aussi belle sont certainement dus à la même chose, une interaction avec les capillaires qui ne peuvent plus remplir leur fonction correctement et donc obligatoirement un médicament qui passe bien dans le sang. Toubib ne comprend pas comment j'arrive à continuer toujours à me battre face à tous ces retours de bâtons rémanents, je vois bien qu'il a de la peine pour moi. Seulement que dois-je faire, abandonner? Si je lâche pied, ne serait-ce qu'un tout petit peu, si je fais ce que me disent toutes les personnes autour de moi (« repose toi au lieu de travailler toujours »), je vivrais non seulement dans un souk qui me prendrait la paix de l'âme, mais j'aurais aussi l'impression d'inutilité qui minerait mon envie de tenir. Je ne peux pas m'épuiser, de toute façon je m'écroule relativement vite, mais j'aurai tout le temps de me reposer plus tard, lorsque je serai poussière. En attendant, j'ai besoin de remplir ma vie de louve solitaire.

C'est ainsi que j'ai décidé de reprendre les partitions et de rejoindre non pas une, mais directement deux chorales de musique. C'est aussi une façon de rééduquer les poumons après l'embolie, je me rends compte que cela les fait travailler lourdement et c'est plutôt bon pour eux. C'est amusant de constater que moi qui suit une athée convaincue, je puisse chanter avec un immense plaisir des gospels. Premier concert prévu en juillet, le grand venant en novembre... Je remets de la vie dans ma vie, sourire. Je me suis aussi offert un magnifique vélo pour continuer mes efforts sportifs une fois que j'aurai terminé les gros travaux de terrassement dehors. Merci moi.

Par contre, je me fais actuellement un énorme coup de stress car mes taux ont de nouveau décidé de chuter et à INR 2.2, je me demande déjà combien de temps je vais pouvoir tenir avant de lâcher prise. Pourquoi une telle chute? Les changements permanents atmosphériques y sont certainement pour quelque chose, ils me provoquent aussi des problèmes de tension intenses. Dotée d'une hypotension nette depuis toujours (8-6), je me fais des descentes à 7-5 lors de revirements de temps, avec un record à 5-3 mesuré un jour où je me rendais chez le médecin pour un bête contrôle. Vous auriez vu sa tête, rire... Bon, bref, j'ai du à plusieurs reprises, dont ce matin, planter mon jardin et rentrer m'allonger devant une crise de vertiges aiguë. Ce n'est pas royal comme sensation, c'est un peu dans le genre du mal de mer sans la mer et le cri des mouettes, mais la mer vous la sentez nettement dans les jambes et les bras, quand le sang se retire. C'est un peu plastique comme explication, j'espère que c'est compréhensible. Avec l'INR au ras de la crise, autant dire que j'ai évité les légumes cette semaine et que je ne suis pas fière de refaire un test demain, j'en ai déjà les perles de transpiration qui se forment sur le front. Courage ma fille, c'est juste encore un mauvais moment à passer.

Petite mise à jour dimanche soir, jour de test:

Pour commencer, bonne journée! Il est tombé des cordes par tirs groupés de 15-20 minutes aujourd'hui, mais du coup ma pression interne est remontée et je me sens à nouveau comme un être humain à part entière. Du coup je n'ai pas pu travailler dehors (eh non, je fais mon sucre), je me suis vengée sur tout ce que j'avais laissé de côté ces derniers temps puisque je me concentrais surtout sur l'extérieur. Donc grand ménage, lessive, sols et même repassage, si! Ce soir test... j'en était restée à 2,2 le vendredi 12 juin (il faisait chaud), eh bien après une augmentation de Marcoumar (3,5 passés à 4 sur 7 jours) et un régime draconien dénué de vitamine K accompagné d'une chute brutale de température (on se pèle)... INR 4,6! Quand je vous disais que c'est à en devenir chèvre... 4 encore, mais 4,6 - cela dépasse l'entendement. Et maintenant? Même pas peur, je reste d'abord sur mes 4 le temps de réintroduire les légumes et on verra où j'en serai dimanche prochain. On va se jouer la fille aux nerfs d'aciers cette semaine, je commencerai à paniquer quand je serai largement au-dessus de 5, pffff.

 

Retour à la case départ

J'irai marcher sur vos tombes (adaptation libre) avant que vous marchiez sur mes cendres... Oui, la bataille continue et j'ai gagné le round suivant. L'INR est redescendu à 3,1 – ce qui est pour moi une valeur idéale, obtenu avec 1/2 - 1/2 - 1/2 - 1/2 - 1/2 - 1/4. Comment j'y suis arrivée aussi vite? Beaucoup d'expérience dans la manipulation du Marcoumar, tenue d'un calendrier précis des prises et des résultats des tests depuis le début (sur Calc, un logiciel gratuit faisant partie de Star Office), ce qui me permet de trouver plus vite des dosages adéquats en vérifiant mon historique. Puis j'ai développé une certaine zen-attitude face aux tests sanguins. Devant le temps énorme de demi-vie (pour rappel, le temps que met votre corps à éliminer la moitié du médicament en circulation) du Marcoumar (72 heures!), j'ai décidé d'adapter la périodicité des contrôles. En effet, une semaine est trop courte et cela peut donc mener à des faux résultats qui eux-même vont vous pousser à bidouiller à nouveau vos prises, pas une bonne idée ça madame. Bref, je suis passée à un rythme bi-hebdomadaire (pour ceux qui ont des problèmes avec la linguistique: toutes les deux semaines). Cela relaxe énormément, ouf.

Il y a quelque chose qui me relaxe beaucoup moins et où je perds en bloc toute mon attitude de grande prêtresse bouddhiste : la perte de cheveux. Vous vous rappelez que j'ai fichu l'ezetimibe à la poubelle le 24 avril, après m'être rendue compte que j'allais devenir chauve si je continuais à avaler cette coch... et avoir fait le lien entre les douleurs inhumaines dans mon genou arthrosé et le dit comprimé. Aujourd'hui je peux affirmer qu'effectivement c'était bien ce sale truc (notez que je me retiens dans mes envies d'expressions fortes pour qualifier le produit) qui était responsable, puisqu'après 10 jours d'arrêt les cheveux ont arrêté de tomber (ils ne partent plus par mèches entières, juste quelques uns au lavage) et miracle (tu parles), malgré la pluie qui devrait me faire souffrir au niveau de l'arthrose, rien, juste une petite sensation que je ne peux pas qualifier de douloureuse. J'ai pu remiser ma canne aux objets inutiles.

Résultat après 4 mois d'ezetimibe: perte des ¾ des cheveux que j'avais mis un temps fou à récupérer après déjà la même réaction suite au Sintrom (anticoagulant que je ne porte pas dans mon coeur, saleté) et douleurs insupportables au niveau de mon genou arthrosé, m'obligeant à utiliser une canne pour faire 10 mètres. Dix jours après l'arrêt, je suis donc heureuse de ne plus souffrir le martyre à chaque pas fait sans aide, j'en avais parfois les larmes aux yeux et je suis le style à me faire soigner chez le dentiste sans piqûre (non, je ne suis pas masochiste, je supporte beaucoup...). Par contre, je suis détruite intérieurement par le résultat sur ma tête, j'en pleurerai de rage. Impossible de rester les cheveux ouverts, c'est l'horreur. J'ai l'impression d'avoir perdu toute ma féminité d'un coup, la dépression me suis de très près, je m'accroche à mon jardin pour l'éviter. Evidemment j'avale des vitamines spécifiques, celles qui m'avaient déjà permis de récupérer après le Sintrom (Pilfood) et j'ai rajouté sur les conseils d'un pharmacien de la biotine. Tout cela ne m'aide pas à retrouver le moral... Dire que j'étais vraiment arrivée à pouvoir à nouveau m'apprécier dans le miroir... rien que d'y penser, j'ai une grosse boule dans la gorge.

Un nouveau tournant

Comme vous le savez entretemps, je déverse ici mes pensées les plus diverses afin d’abord de m’en débarrasser (ce qui se révèle un intense soulagement), puis de vous donner une idée de ce que ressent une personne pour laquelle il n’est plus possible de vivre « comme tout le monde ». Votre normalité, votre rapport avec ce qui vous entoure, vos décisions concernant les vacances, le sport, la nourriture sont totalement différents de la façon dont je dois concevoir la vie et j’avoue en souffrir. Je sais que de nombreuses personnes qui me connaissent ont de la peine pour moi, mais ce n’est pas ce que je demande. Offrez moi plutôt de la compréhension et de l’acceptation, car malgré mes déboires je reste un être humain en quête d’une vie meilleure.

J’ai pris quelques décisions cette semaine et je verrai bien où elles me mèneront. Cela ne fut pas facile, mais j’en ai tellement assez – la coupe est pleine à ras – qu’il était plus que temps. J’ai un genou fichu depuis fort longtemps (accident de sport du genre idiot), qui jusqu’ici me faisait souffrir en hiver par temps humide, rien d’anormal. Hors il fait beau depuis des semaines, très beau même, sec, ensoleillé, un temps de juin, mon jardin est un paradis fleuri et… l’arthrose me tue littéralement, impossible de marcher sans canne. Alors d’accord, je me suis offert une canne rose garnie de papillons jaunes, très discrète, mais il y a mieux comme accessoire de mode. Je suis déjà interdite de talons sous peine de douleurs insupportables et de chaussures un peu ouvertes à cause des bas (de contention, ndla), si je dois en plus me la jouer handicapée en permanence au lieu de restreindre cela aux mois d’hiver, je vais craquer. Impossible de me remettre au sport de surcroit, je ne fais pas 100 mètres sans ma compagne en alu. Pas de sport, pas de perte de poids supplémentaire, je trépigne sur place.

Bon, je ne veux pas vous pleurer dans les oreilles, mais cela ne va pas du tout. Évidemment un problème n’arrivant jamais seul, j’ai reperdu en masse les cheveux péniblement regagnés sur les anticoagulants. Au début j’ai cru que c’était le printemps mais je me suis mise à réfléchir (oui, cela m’arrive aussi) et je suis tombée sur un pot-aux-roses pas rose du tout. Vous le savez, je ne suis pas toubib, je suis blonde, mais …  je  cherche jusqu’à trouver la solution quand problème il y a, peut-être aurai-je du faire du journalisme d’investigation, j’ai ce petit côté pitbull. Bref, je pense sincèrement que les deux problèmes sont liés à la même cause. Mon médecin m’a littéralement forcée à prendre un hypolipidémiant dont je ne voulais pas, sachant que j’ai des taux de cholestérol relativement élevés (comme tout le monde dans la famille) et ce malgré un régime alimentaire strict. Si je n’en voulais pas, c’est que je sais parfaitement que chaque médicament a des conséquences négatives qui ne sont pas claires en amont et qui apparaissent parfois des dizaines d’années plus tard. Je suis donc partisane d’en prendre le strict minimum vital et dans mon cas c’est déjà une belle pharmacie, croyez moi. Cela fait 4 mois et demi que je prenais donc ce produit, j’ai commencé en hiver et la douleur au genou ne m’a pas étonnée vu le temps. Ce n’est que le fait que cela continue malgré la météo si douce qui m’a poussée à y réfléchir et à faire des recherches : bingo, le problème est connu. Je suis loin d’être la seule à avoir des problèmes articulaires suite à la prise. Grâce à ce médicament, j’ai du augmenter nettement ma dose de Marcoumar, ce qui explique aussi la chute de cheveux malgré la quantité de vitamines (pas remboursées) que je prends pour les aider à pousser, je ne pourrais dire qu’il est directement coupable de la chute, je n’ai pas pu trouver de personnes le rapportant. De plus, je n’ai jamais réussi depuis à stabiliser mes taux INR qui étaient parfaits avant, c’est le yoyo permanent et intégral.

J’ai donc pris mes responsabilités, j’ai arrêté l’hypolipidémiant le 24 avril et maintenant je vais voir ce que cela donne en toute objectivité. Normalement, si j’ai trouvé la bonne cause, la douleur articulaire devrait s’améliorer nettement et la chute excessive de cheveux s’arrêter en même temps que je pourrai diminuer le Marcoumar. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais d’ici à mon prochain contrôle médical j’en saurai plus. Je n’ai pas prévenu mon médecin, je ne veux pas qu’il s’inquiète et se fasse une couleur de plus par rapport à toutes celles que je lui ai fait voir ces dernières années, du blanc neigeux sur sa tête. Je suis parfaitement consciente du risque que je prends, je connais très bien les conséquences possibles du cholestérol, je ne peux pas tenir une conférence sur le sujet, mais je suis tout à fait capable de vous faire des beaux dessins en section avec toutes les explications. Seulement voilà, quitte à vivre, je préfère vivre moins longtemps avec une qualité de vie digne de ce nom. En parallèle de tout cela, je suis en passe de changer de style de vie aussi… J’ai quasiment fini la mise en place de mon habitation (j’ai construis il y a 2 ans et il restait pas mal de choses à faire) et du jardin, je vais bientôt pouvoir consacrer mon temps libre à autre chose que le bricolage et me remettre – je l’espère – au sport et en tout cas à l’écriture.  Il me faut garder la tête haute en essayant d’éviter de me prendre les pieds dans ce que cette vache de vie me balance dans les pattes, un exercice d’équilibriste permanent.

Ce soir le taux est de 3,5 - pas mal. Je vais diminuer encore un peu car je n'ai pas assez bu aujourd'hui (trop travaillé et oublié, je sais, je ne devrais pas) et 4 me semble mieux ciblé par expérience. Je me donne deux semaines pour voir si la chute capillaire stoppe et si la douleur articulaire diminue, affaire à suivre.

Oooops ou comment réagir lorsque le test INR crève le plafond ?

Après un petit weekend pascal prolongé, garni d’un temps absolument magnifique,  une chaleur que vous n’avez pas eue certains étés, vous vous dites qu’il serait « peut-être » temps de refaire un petit test INR. Bon, déjà vous ne le sentez pas trop, vos jambes sont un joli champ parsemés de fleurs bleues virant au mauve et jaune (mais comment ai-je encore bien pu m’arranger pour obtenir un design pareil…), bref vous êtes insortable en jupe, quand vous vous gratouillez un peu, vous saignez, donc avouons le, vous avez un gros doute. Vous repoussez évidemment le test vers la fin de soirée, le genre autruche vous vous collez la tête dans le sable le plus longtemps possible (oui, moi aussi j’ai parfaitement le droit d’être lâche et je le revendique !). Puis vient le moment fatidique, eau chaude, languette, aiguille et… ah merde ! Pas très chic comme expression, mais à 4,9 d’INR il faut dé-com-pen-ser.  Vite une compresse sur le doigt, l’expérience montrant que plus on est haut, plus longtemps il faudra appuyer, je suis partie pour 45 minutes TV supplémentaires gratos et cela en moins de sommeil.  Alors donc, rallumons le cerveau que j’avais déjà mis en stand-by (les blondes ont besoin de régénérer un peu plus la matière grise qui chez nous est rose bonbon) et tentons une rapide réflexion. Mon record est actuellement de 5,4 (il y a 2 ans) j’ai donc une magistrale seconde place. Le risque ? Tant que je n’urine pas du sang, c’est plutôt bon. Va falloir éviter de se couper ou de se louper dans les escaliers ou à la descente du bus ma cocotte. Prévenir Toubib ? Allez, je vais être une bonne fifille et je ne vais pas lui coller encore plus de cheveux blancs dans son hallucinante tignasse, je l’ai assez fait grisonner comme cela.  Vous me pardonnerez Docteur, il y a des informations que je retiens, car de toute façon vous ne pourriez pas faire plus que ce que je vais faire maintenant (en espérant que vous avez toujours votre légère allergie à Internet et que vos collègues qui lisent peut-être ce blog ne cafterons pas). Moteur, action ! Tableur ouvert, les systèmes d’auto-calcul m’annoncent que j’ai avalé en tout 4 cachets (divisés en demis et trois-quarts) par semaine sur les dernières semaines. Évidemment je n’arrive pas à maintenir toujours les mêmes quantités de verdure dans l’alimentation, c’est un peu difficile à moins de manger la même chose tous les jours. Je voudrais vous y voir vous, même le chien râle s’il a les mêmes croquettes en permanence. La solution immédiate serait de gober un jaune d’œuf, en plus j’en ai dans le frigo pour une fois. L’envie par contre…  pourtant je suis prête à parier que si j’avais 2,3 une irrésistible envie d’œuf à la coque se ferait sentir. Conséquence logique, diminution des quantités de Marcoumar de façon un peu plus drastique, 12% devraient déjà donner quelque chose de correct, donc 3,5 pour les deux semaines qui viennent puis re-test. Pas la peine de remettre cela dans une semaine, l’expérience a montré qu’il faut plus de temps pour que les modifications se fassent sentir nettement. Par contre je vais voir si je trouve des épinards frais au marché demain et les enfants… je vais me faire plaisir. Autant profiter de ce raté occasionnel. En ce qui concerne la cause, j’ai ma petite idée… La chaleur subite, l’augmentation drastique de la température qui est passée de 10 degrés à 25 d’un coup est une explication plus que valable. Il va falloir que cela se maintienne, sinon je serai dans de beaux draps. Voilà donc encore une fois que je peux constater in vivo pourquoi les voyages et moi c’est terminé tant que l’on n’aura pas trouvé un médicament avec moins de sensibilité aux variations alimentaires et météorologiques.

Je crois que pour le jardinage il va falloir sortir l’armure renforcée…                                           

Je vous embrasse, portez vous bien !

Joyeuses Pâques !

Que vous soyiez religieux ou aussi athée que moi, passez de bonnes fêtes de Pâques. Vivant dans une région hyper-catholique, alors que je ne crois qu'en une seule chose, ma capacité de m'en sortir par moi-même, je ronge un peu mon frein actuellement. Dans mon petit village campagnard, le prêtre (qu'il soit maudit) envoie des bandes de gamins dans la rue plusieurs fois par jour à partir de 7h00 du matin pour qu'ils fassent un boucan d'enfer avec des sortes de crécelles améliorées et en hurlant ce qui sont pour moi des inepties. Il parait que c'est l'usage de singer le bruit des os, des squelettes qui se relèvent. Cela me donne à penser... pour un croyant, un squelette fait un bruit de casseroles et qui plus est, il se relève, je crois qu'il doit me manquer un certain nombre d'éléments de l'histoire, parce que si j'en reste là, c'est encore plus fou que de croire à ce que racontent les soutanes, en méprisant la réalité historique. Tout ce qui m'importe pour l'instant, c'est que quand la bande de mômes enragés passe devant ma chambre à coucher à 7h00 les seuls jours où je pourrai me reposer un peu alors que je suis tout le temps à travailler comme une dingue, j'ai des envies féroces de voir ce qui se passerait s'ils se faisaient arroser de peinture rouge. C'est méchant, mais avouez que c'est tentant et plus je suis fatiguée, voire épuisée, plus l'idée devient intéressante. Il va falloir que je me freine, parce que vu qu'ici je passe déjà pour la démolisseuse du jour de repos (le dimanche appartient au seigneur et non aux jeunes femmes qui n'ont que le weekend pour s'occuper de leur jardin) et que plusieurs personnes d'un âge certain ne se sont pas privées de me le dire, ils sont capables de me coller au poste, rire. Ce que je réponds lorsque l'on me fait ce style de remarque? Que ce sont leurs croyances, pas les miennes et qu'elles peuvent travailler dans leur jardin toute la semaine, lorsque je passe mes journées au bureau. Il y en a toujours pour tenter de me convertir, "mais Dieu existe!". Bizarre, il ne m'a pas été présenté, il n'est même pas apparu lors de mon épisode de mort imminente, soit il est lâche et a eu peur de moi, soit c'est une invention destinée à soumettre l'être humain afin de bien faire vivre une organisation puissante de lobbyistes et je pencherai fortement pour la deuxième solution. J'ai quelques problèmes avec ce genre de personnes endoctrinées, il me semble trop simple de les convaincre du bien fondé de leurs croyances, ne seraient-elles pas capables de commettre des horreurs au nom de leur religion? Pour montrer quelque peu l'incohérence totale, une petite note amusante:

- en France, ce sont des cloches volantes qui apportent des oeufs à Pâques... On trouve aussi à part les oeufs, des petits poissons et des crustacés en chocolat. Une volée de cloches, pas de problème, j'ai vu. Une cloche qui vole... mis à part certains idiots se fichant sur la figure parce qu'ils ont tenté de descendre un escalier sur un skateboard, le vol d'une cloche, rien n'est moins sûr. De plus la cloche promènerait des friandises avec elle... Elles ont des poches les cloches? Les oeufs symboles du renouveau, de la vie, d'accord, logique. Les petits poissons symboles chrétiens par excellence aussi. Quelqu'un pourrait-il expliquer aux pâtissiers que les fruits de mer n'ont rien à voir là-dedans? Il y a du en avoir un qui ne comprenant rien à rien s'est dit qu'il allait faire la marée complète pendant qu'il y était.

- en Allemagne, les oeufs (et seulement eux, pas d'étal du poissonnier ici) sont apportés par un lièvre. Vous allez me dire "mais non, par un lapin".  Mes bien chers frères et bien chères soeurs, je dois vous décevoir, il s'agit bien d'un lièvre de Pâques, le modèle sport, nature, grand costaud, qui ressemble autant au lapin que moi à Sylvester Stallone dans Rambo. On cherche toujours comment il se trimballe des millions d'oeufs, mais c'est le Rambo des champs et vous savez bien, tout dans les muscles, rien dans la cervelle, mais capable de tout réussir. En attendant c'est presque plus crédible que les cloches ailées.

Vous voyez à quel style de choses l'on pense quand on a passé la journée à faire de la peinture dehors par une chaleur étouffante... Il fallait bien que je me lâche sur un autre thème que la santé non, vous ne pensez pas? Bien, je vous laisse là, je viens de recevoir un sms et c'est chose rarissime, probablement une erreur, rire, mais je vais tout de même aller voir.

A bientôt, portez vous bien!

Entre temps c'est le printemps (du moins sur le calendrier)...

Cela fait un moment que je n’avais plus cédé à la tentation de vous rabâcher mes petites tranches de vie. Il était donc temps que je me colle de nouveau devant mon clavier. Mis à part ce temps de chien glacial et humide qui ne me facilite pas la vie, cela va plutôt bien. Je positive tant que je peux et je me dis que j’ai quand même eu de la veine, faisons donc de cette vie quelque chose qui soit correct, on ne rejette pas une deuxième chance.  Enfin « on », c’est moi. Selon mon dernier passage de contrôle chez ma blouse blanche préférée (qui n'en porte d'ailleurs jamais), les résultats du labo sont plutôt normaux, traduire bons. Sa molécule anti-cholestérol qui m’avait provoqué une chute considérable d’INR et un stress non moins important fonctionne, dans le sens où mon total n’a pas diminué d’un poil (m’aurait étonnée aussi), mais du moins y a-t-il eu un changement important au niveau de la répartition entre le « bon » et le « mauvais » cholestérol. Toubib content, moi aussi, car j’évite ainsi les grosses discussions sur les hypolipidémiants (je sais, c’est petit…). La question s’est posée de savoir s’il fallait me vacciner contre le tétanos, vu que Mademoiselle est une adepte du jardinage, en particulier fan de rosiers. Problème, le vaccin s’injecte en intramusculaire et cela est clairement contre-indiqué pour une patiente sous anticoagulants. Il y avait une possibilité moins risquée de le faire en sous-cutané, mais quand j’ai annoncé que la dernière fois j’avais fait une réaction intense, fièvre etc., il y a eu abandon direct de l’idée. Je continue donc comme à mon habitude, des gants spéciaux jusqu’aux coudes (j’ai du les faire venir de Grande Bretagne), des bottes, pantalon solide. Si les rosiers deviennent trop méchants à manipuler je suis prête à aller jusqu’au tablier de cuir, ne riez pas, je me suis accrochée à une de ces adorables plantes il y a deux jours et vu l’état du cuir du gant je peux vous dire que j’ai frémis d'horreur… car là j’aurais été bonne pour l’hôpital en urgence et une balafre du plus mauvais effet.

Voilà donc ce que j’ai fait de mon temps libre. La féminité revient de plus en plus, j’en ai fini des « je fais une queue de cheval et c’est bon ». Je m’habille avec plus d’attention, je me maquille même le weekend (j'avoue que jusqu'ici j'étais molassonne et plus enclinte au laisser-aller genre temps de crise), je suis passée chez le coiffeur et je me suis offert un accessoire ultra-féminin : un sac à mains (les filles comprendront). Je viens aussi d’inaugurer la phase III du régime. J’en suis à la moitié du chemin, donc j’ai -5 kgs sur la balance et j’ai stabilisé le tout les derniers mois. Il n’y a plus qu’à reprendre le tout pour perdre le restant, oui, je sais la phrase est compliquée, relisez-la avec attention. Le médecin se contenterait de 2 kgs, j’ai envie du double… nous verrons jusqu’où cela ira. En attendant je vis ma solitude du mieux possible en me disant qu’un jour peut-être, mais là je rêve certainement.

De l'effet des légumes

Les légumes, c'est bon pour la santé, enfin à condition qu'ils ne soient pas bourrés de pesticides et autres substances qui n'ont rien à faire dans de la nourriture. Pour une personne sous anticoagulants oraux de type antivitamine K, les légumes peuvent se transformer en problème. Comme les oeufs et le foie, les légumes (verts surtout, tous les choux particulièrement, mais aussi la salade, les épinards...) contiennent des doses de vitamine K qui vont à l'encontre de nos petites pilules anticoagulantes. D'un côté j'entends "tu dois manger plus de légumes" (et c'est vrai, je l'admets), de l'autre la verdure me fait chuter l'INR de façon incroyable. C'est régime alimentaire contre risque de coaguler. J'ai profité d'un INR très haut (suite aux augmentations de dosage nécessaires) pour faire des tests "in vivo" sur ma petite personne toujours au régime. Partant de mon 4,3 de dimanche dernier, j'ai modifié le régime alimentaire en y intégrant de la soupe fraiche (environ 0,5 l par jour : aux légumes, minestrone, aux pois), ou des pâtes fraiches aux oeufs, potiron poelé. Le résultat après cette modification, une chute de 8 points dans la semaine, INR 3,5 ce soir.

Je vais poursuivre ce test la semaine qui vient... le but étant d'arriver à 3 environ tout en gardant les légumes (j'avoue que cela commençait à me manquer la verdure...).

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